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Le mot le plus gros / Michaël Escoffier et Kris Di Giacomo. Editions Kaléidoscope, 2020.
Public conseillé : A partir de 6 ans

[SP] Je tiens à remercier les éditions Kaléidoscope pour l’envoi de cet album et leur confiance.

Résumé :

Nous voici en direct depuis la place du village de Groville pour cette nouvelle édition du MOT LE PLUS GROS ! . Fifi et Lulu sont les présentateurs de choc d’une compétition télévisée de gros mots. Quel concurrent l’emportera cette année ? Suspense !

Mon avis :

« Le mot le plus gros », une simple inversion qui a eu pour effet d’attiser ma curiosité. J’ai découvert au fil des pages, une histoire drôle où la mécanique du jeu télévisé se met en marche en un rien de temps. On se retrouve à Groville pour une compétition du mot le plus gros jamais prononcé. Le Petit Robert se lance en premier, il est le plus jeune candidat. Ce petit tapir a déjà l’étoffe d’un futur vainqueur mais est-il suffisamment aguerri pour détrôner le tenant du titre le majestueux René Dubois.

Une compétition coprésentait par Fifi et Lulu, les Guy Lux et Léon Zitrone (la référence qui donne un coup de vieux !) de l’album jeunesse 😀 , la page de pub saupoudrée d’une note d’humour n’a pas été oubliée dans ce décor rétro.

De joyeuses joutes verbales qui plairont aux enfants et déclencheront des éclats de rire mais attention il s’agit d’impressionner le jury et non pas de lui écorcher les oreilles. Le mot doit être gros, très gros mais pas vilain ! Gare à celui qui ne respecte pas cette règle. Car les grovilains et les grovilaines sont des gentils, et l’on comprend vite que les gros mots, ce n’est pas drôle du tout.

La musicalité de l’écriture de Michaël Escoffier nous plonge au cœur de cette atmosphère drôle où l’on joue avec les mots. Il est l’incontestable vainqueur des mots les plus gros. Les illustrations épurées de Kris Di Giacomo avec son choix de teintes un peu sombres sied à merveille à cette histoire au style vintage. La collaboration de ces deux artistes révèle des personnages colorés, expressifs et attachants.

Qui remportera le prix cette année ? Je ne vous en dirais pas plus de peur de déclencher des mots trop gros. A vous de le découvrir, en lisant l’album.

J’ai ri au cours de cette lecture. J’ai retrouvé cet humour si bien distillé par cet auteur dans chacun de ces albums. Pour tout avouer, je l’ai lu, relu et même à deux voix avec mon fils. Un album parfaitement adapté à ce style de lecture animé.

En bref :

Un album loin des maux que peuvent provoquer les gros mots ! Sans hésitation, je le recommande.

*Do*