Quand on ne peut oublier. Tamara McKinley, 2019. L’Archipel. Public conseillé : Adulte.

Je remercie Babelio et Mylène de l’Archipel pour l’envoi de ce livre dans le cadre de la Masse Critique Babelio.

RÉSUMÉ :

Sarah et Jane sont contraints de quitter précipitamment la Malaisie suite à l’entrée en guerre des Etats-Unis contre le Japon. Nous sommes en 1941 en pleine seconde guerre mondiale et le Japon a envahi Singapour. Jock le père, un riche colon qui gère une plantation d’hévéas doit penser avant tout à leur sécurité et décide de les envoyer en Angleterre chez leur vieille tante Cordelia. Sarah laisse derrière elle son fiancé Philip qui est mobilisé et doit rester à Singapour tout comme son père.

Les deux soeurs débarquent à Cliffehaven à la pension du Bord de Mer tenue par Peggy Reilly, celle-ci vient d’accoucher de son quatrième enfant. Cordelia vit là bas depuis plusieurs années. La rencontre avec les nièces va être mémorable car c’est la première fois qu’elles se voient. Va alors débuter une nouvelle vie pour les deux sœurs, différente de ce qu’elles vivaient en Malaisie. Elles vont devoir mettre la main à la pâte, aider Peggy à la pension et également trouver du travail. Elles vont vivre au rythme de cette pension, découvrir les résidents Jim, Fran, Suzie, Rita et Ron et nouer de nouvelles amitiés. Mais dans tout ce chaos est ce que Sarah et Jane pourront être à nouveau réunis avec leurs parents ? Et Philip saura t-il attendre sa fiancée ?

MON AVIS :

C’est un livre qui m’a emporté dès les premières pages. C’est la première fois que je lis un livre de cette auteure et je n’ai pas été déçu. Ce livre fait parti d’une saga, il s’agit du 5ème tome et n’ayant pas lu les tomes précédents j’avais peur de ne pas suivre et bien non, ça n’a pas été le cas. Le livre peut très bien se lire indépendamment. J’ai été embarqué dans l’histoire. Je me suis attachée aux personnages, je les ai trouvés sympathiques, touchants, et plein de bienveillance. J’ai aimé la personnalité de Peggy Reilly qui tient la pension de main maître, assure le bien-être de ses pensionnaires et agit comme une mère avec eux. Elle va réussir à trouver les ressources nécessaires pour faire face aux épreuves qui vont lui tomber dessus : son mari Jim va être lui-aussi mobilisé sur les champs de bataille. Je lui tire mon chapeau car avec un enfant en bas âge c’est pas facile. Mais Peggy a du caractère, c’est une femme forte et courageuse. Que dire de la plume de l’auteure, j’ai adoré. Elle est douce et agréable. Elle a réussit à me transporter : les chapitres alternent avec la vie des Reilly à Cliffeheaven d’un côté et la vie des Fuller en Malaisie. On est rapidement dépaysé car c’est là que réside la force du roman. Sans tomber dans le pathos, l’auteure nous livre une saga touchante sur fond de guerre : c’est fort, poignant : les bombardements sur la ville, les sirènes qui retentissent, les longues files d’attente pour prendre à manger… On vit au rythme de ces pensionnaires, on partage un moment de leur vie quotidienne : une tasse de thé en compagnie de Ron, une part de gâteau avec Fran. Je me suis senti bien dans cette pension, dans cette cuisine à tel point que je n’avais plus envie de partir : c’est un vrai havre de paix.

C’est un livre bouleversant qui peut nous interpeller, nous faire réfléchir . Il est porteur de message tel que l’importance de la solidarité par temps de guerre. C’est un livre sur l’entraide, sur l’amitié et l’amour.

EN BREF :

C’est un vrai régal de lecture et je le conseille aux personnes qui sont fans de livres avec des femmes au centre de l’histoire avec un soupçon de faits historiques. C’est une histoire passionnante avec des personnages qu’on ne voudrait pas quitter. *Isa*