Terres Fauves. Patrice Gain / Livre de Poche, 2020. Public conseillé : Adulte

RÉSUMÉ : ( de l’éditeur)

David McCae, écrivain new-yorkais en mal d’inspiration et citadin convaincu doit quitter Brooklyn pour l’Alaska dans le but de terminer les mémoires du gouverneur Kearny. Le politicien visant la réélection, il envoie son porte-plume étoffer l’ouvrage d’un chapitre élogieux : le célèbre alpiniste Dick Carlson, ami de longue date, aurait de belles choses à raconter sur leurs aventures. Direction Valdez pour David, vers le froid, les paysages sauvages et un territoire qui l’est tout autant. Plus adepte du lever de coude que de l’amabilité, l’alpiniste n’en est pas moins disert et David en apprend beaucoup. Trop. Devenu gênant, la violence des hommes, et celle d’une nature qui a préservé tous ses droits, va s’abattre sur lui et l’obligera à combattre ses démons pour survivre.

MON AVIS :

La première partie de l’histoire m’a un peu ennuyée et déroutée. Ce n’est que lorsque Dick et ses hommes abandonnent David dans ce milieu hostile que l’histoire m’a intéressé.

« L’Alaska était le denier endroit après l’enfer où j’avais envie de mettre les pieds et de surcroît, je détestais prendre l’avion »

Je ne suis pas arrivée à m’attacher aux personnages, je les ai trouvé antipathiques, froids torturés et douteux. Dick Carlson est un personnage cynique et arrogant qui m’a révulsé et ça s’est confirmé à la fin du livre. Très vite, celui-ci va se rendre compte que David en sait trop et qu’il devient gênant. En effet, il en a trop dit sur sa pseudo carrière d’alpiniste et cela pourrait lui porter préjudice. Il prend donc la décision de laisser David seul, dans cet endroit où les humains et les fauves se côtoient. L’histoire va monter crescendo, c’est oppressant et brutale !

Le lecteur assiste alors à la survie de David. Des terres hostiles, un temps glacial, des hommes véreux, voilà à quoi va avoir affaire notre personnage. Il devra s’armer de courage pour vaincre ce qui l’attend ! On assiste à l’éclosion du personnage, c’est ce qui m’a plu : le fait qu’il soit livré à lui-même et qu’il puise dans ses ressources pour s’en sortir. Le personnage du début, naïf et fragile va se révéler, au fil des pages et s’émanciper. Je suis passée par tout un tas d’émotions et plus j’avançais dans ma lecture et plus j’étais terrifiée, angoissée, en mode apnée! C’est étrange, ces sensations qui m’ont envahies à tel point que je n’ai pas pu lâcher mon livre jusqu’au dénouement final. La scène de l’attaque de l’ours est tout de même terrifiante et sanglante ! Ce voyage en Alaska va s’avérer être un véritable cauchemar. J’ai apprécié les descriptions de ces grandes étendues, des paysages à perte de vue qu’on s’y croirait !

C’est un livre qui oscille entre thriller et roman d’aventures, un bon combo au final !

EN BREF :

Les amateurs de romans noirs vont être servis. C’est un livre court mais intense à découvrir.

Livre lu dans le cadre du Prix des lecteurs du Livre de Poche, catégorie Polar.

Article rédigé par Isa.